Un titulaire du permis B peut également conduire une moto 125 cm³ à condition de justifier d’au moins deux ans de permis et de suivre une formation obligatoire de sept heures. Certains conducteurs pensent que l’expérience automobile suffit, mais la loi impose une attestation spécifique, même pour les conducteurs chevronnés.
La dispense de formation ne concerne que les personnes ayant assuré et conduit une 125 cm³ entre 2006 et 2011, attestée par leur assureur. Hors de ce cadre, la formation reste incontournable. La réglementation prévoit aussi un âge minimum de 18 ans pour accéder à cette catégorie de deux-roues.
Conduire une moto 125 avec un permis B : qui est concerné et dans quelles conditions ?
Monter sur une moto 125 ou enfourcher un scooter 125 n’est plus une affaire réservée à une poignée d’initiés. Pour tout détenteur du permis B, la route semble s’ouvrir, mais pas sans quelques règles strictes. La cylindrée maximale autorisée s’établit à 125 cm³, pour une puissance maximale de 11 kW (15 chevaux), sans jamais dépasser un rapport puissance/poids de 0,1 kW/kg. Des garde-fous précis, pensés pour éviter les mauvaises surprises.
Qui peut réellement profiter de ce dispositif ? Il faut d’abord posséder le permis B depuis au moins deux ans. Ensuite, la formation obligatoire de sept heures s’impose dans quasiment tous les cas. Seuls ceux qui étaient déjà assurés et conducteurs d’une 125 cm³ entre 2006 et 2011 échappent à cette étape, sous réserve d’une attestation de leur assureur. Cette règle n’a rien d’un détail : elle vise à protéger l’ensemble des usagers de la route, dans un contexte où la mobilité urbaine se transforme à vitesse grand V.
La réglementation s’applique aussi aux motos et scooters à trois roues motorisés (catégories L5e), à condition qu’ils disposent d’un freinage couplé et de roues jumelées à l’avant. Enfin, impossible d’y couper : il faut avoir au moins 18 ans pour se lancer.
Voici les critères incontournables à remplir pour accéder à une moto 125 avec un permis B :
- Permis B obtenu depuis deux ans minimum
- Formation obligatoire de 7 heures (sauf si vous êtes dans le cas de dispense)
- Cylindrée maximale autorisée : 125 cm³ / 11 kW
- Âge requis : 18 ans révolus
La France a choisi une approche progressive pour l’accès aux motos et scooters 125, alliant prudence et adaptation aux nouveaux besoins de déplacement.
Formation obligatoire, dispenses et déroulement : ce qu’il faut vraiment savoir
Prendre le guidon d’une moto 125 ou d’un scooter 125 avec uniquement un permis B implique, sauf exception, de passer par la case formation de 7 heures. Les seuls à y échapper sont ceux qui peuvent prouver, attestation à l’appui, qu’ils étaient assurés et conducteurs d’un 125 cm³ entre 2006 et 2011. Pour tous les autres, pas de raccourci possible : la formation doit se dérouler en auto-école ou dans une structure agréée.
Le contenu s’articule en trois temps pour couvrir l’essentiel :
- Un module théorique de 2 heures, axé sur les spécificités de la conduite moto, la signalisation, le partage de l’espace avec les autres usagers, et les équipements obligatoires, dont les chaussures montantes.
- Un module pratique hors circulation de 2 heures, où l’on apprend à manier la machine, à trouver son équilibre, à gérer le freinage et à s’entraîner à l’évitement.
- Un module de circulation de 3 heures, pour mettre en pratique ces acquis sur route, sous la supervision attentive de l’instructeur.
À la fin de cette session, l’élève reçoit une attestation de formation. Ce document, aussi précieux que le permis lui-même, doit rester à portée de main lors des contrôles routiers. En cas de contrôle, l’absence d’attestation expose à des sanctions. Impossible donc de s’en passer, tout comme pour l’assurance et le permis.
- L’attestation n’a de valeur qu’en France : inutile de la présenter à l’étranger.
- Il n’y a pas d’examen final : c’est l’instructeur qui valide le parcours.
- Porter une tenue adaptée, dont les équipements de sécurité, est obligatoire durant la formation.
Ce dispositif vise à solidifier la maîtrise du deux-roues, tout en sensibilisant les conducteurs à la réalité des risques dans la circulation quotidienne.
Permis A1, A2 ou simple formation : quels coûts prévoir et comment choisir la solution adaptée ?
Accéder au monde du 125 cm³ ne relève pas d’un privilège réservé à quelques-uns. Trois chemins principaux s’offrent à ceux qui veulent y parvenir : la formation de 7 heures, le permis A1 ou le permis A2. Chaque option se distingue par son public, son budget et ses avantages.
La formation de 7 heures s’adresse à ceux qui possèdent déjà le permis B depuis deux ans. Rapide et peu onéreuse, elle permet un accès efficace à la conduite d’un scooter 125 ou d’une moto légère, notamment en ville. Le tarif se situe généralement entre 250 et 350 euros, sans examen final : un atout pour qui veut gagner en autonomie urbaine sans s’éterniser sur les bancs d’auto-école.
Le permis A1 ouvre les portes du deux-roues aux candidats dès 16 ans. Il impose un passage par l’examen théorique (code moto), un apprentissage pratique approfondi, puis un examen final. Le coût varie selon les régions et le nombre d’heures nécessaires, mais il faut tabler sur une fourchette de 700 à 1 200 euros. À signaler : le compte personnel formation (CPF) peut être utilisé pour alléger la facture pour les salariés. Un atout non négligeable.
Enfin, le permis A2 s’adresse à ceux qui visent des motos plus puissantes, mais il offre aussi l’accès aux 125 cm³. Plus long, plus exigeant, il s’adresse surtout aux passionnés et à ceux qui souhaitent évoluer vers des cylindrées supérieures. L’investissement est plus conséquent, bien souvent au-delà de 1 200 euros.
Pour s’y retrouver, voici un point de repère sur les trois options disponibles :
- La formation 7 heures : idéale pour les détenteurs du permis B cherchant une solution rapide et abordable
- Le permis A1 : pour démarrer jeune et ouvrir le champ des possibles dès 16 ans
- Le permis A2 : la voie royale pour ceux qui visent le grand format, mais qui nécessite une implication plus forte
Au final, choisir sa voie pour rouler en 125 revient à évaluer ses besoins, son budget et ses envies de liberté. Sur le bitume, chacun trace sa trajectoire, à la croisée de la prudence et du plaisir.

